rien ne vous oblige a lire
très beaux!!!!/c]
c'est juste que c'est
très beaux!!!!
"Tu te lèves le matin pour aller bosser parce que tu dois y aller. Tu dois y aller parce que tu y vas pour aider ton prochain.Tu sais que, comme chaque jour, quelqu'un, quelque part, aura besoin de toi. Tu enfiles ton bleu de travail, ou ta blouse blanche, tu déjeunes à peine, ou même, tu ne déjeunes pas ; tu nourris tes chats et ton chien, tu leur parles, tu fais tout pour qu'ils soient heureux. Puis tu claques la porte de ta maisonnette et tu rejoins tes collègues qui te demandent si "ça va aujourd'hui," parce qu'ils te voient maigrir à vue de nez ; ils t'observent du coin de l'½il, ne disent rien d'autre, mais s'inquiètent pour toi.
Toi que l'on n'entend plus. Toi qui ne parles plus que de ton travail, car il n'y a que ça pour t'aider à survivre. Tu n'as rien d'autre à raconter. Tu vas où il faut aller. Tu t'exécutes. Tu es efficace. On t'apprécie pour tout ce que tu fais. Tu es même généreux. Très généreux. Tu es déprimé, fatigué, malade, mais tu ne veux t'écouter. Tes collègues le savent, mais ils te font confiance. Tu es un "gars solide", c'est ce que tu te dis.
Chaque jour défilant, tu vois des choses très dures, violentes, parfois insoutenables. Tous les jours, tu côtoies la Faucheuse, mais tu la rejettes. Tu lui craches dessus . Et c'est cela qui te tient . Tu te dis que la Vie prime et que tu n'as pas le droit de te laisser aller. Et chaque journée passe ainsi, revient le lendemain, le surlendemain sera semblable, ou presque.
Comme d'habitude, tu n'auras pas eu le temps de souffler, car tu as décrété que tu n'avais pas le droit de t'arrêter. Le soir, tu rentres exténué et il t'arrive de pleurer. Mais personne ne te voit et jamais tu ne l'avoueras. Tes animaux te procurent un peu de douceur, car ils t'aiment et tu les aimes. Ces yeux qui te comprennent d'un simple regard complice, ces ronronnements chauds et rassurants, ces coups de langues et ces corps qui frétillent, ces petits corps élastiques, que tu caresses et que tu serres près de ton c½ur, comme tu le faisais lorsque tu étais petit avec ton nounours, tu en as besoin, ils te réconfortent, te consolent, ils font partie de toi.
Tu as un c½ur prêt à Aimer, mais il est meurti. Car il n'y a plus personne. La maison est vide. Elle n'est plus là. Tu souffres et ton c½ur saigne à flot. La plaie est béante et personne ne la panse.Tu ne sais pas toi-même comment faire pour cesser de te vider ainsi. Tu sens le vide t'envahir, envahir ton esprit, envahir ta maison.
Alors, pour combler ce vide, tu écris. Tu écris, tu revis, tel un film, cet amour qui te manque et que tu imagines à nouveau. Cet amour charnel qui se tord au fond de toi sans jamais sortir de ton corps. Cet amour que nul ne peut comprendre car il est ta chair et ton sang. Cet amour que tu cries sans jamais émettre un seul son, de peur de déranger ou de n'être compris. Tes souffrances éclatent au bout de ta plume et il en jaillit les couleurs de la mort et de l'amour, pastels et criardes, douces et violentes, huiles brûlantes et fumantes, fusains noirs, sanguines sulfureuses...
Mais crois-moi, mon Ami, dis-toi bien que les êtres les plus profonds sur cette terre, s'ils ne sont pas à tes côtés, sont forts par la pensée et que, tels tes animaux, s'ils ne savent te parler, faute de ne pouvoir le faire, s'ils ne savent écrire, faute d'arriver à exprimer des mots justes, ce sont ceux-là même qui te comprennent dans ta douleur et pleurent avec toi. Remets-toi, mon Ami. C'est toi seul qui a traversé ces sombres catastrophes qui ont jalonné ta vie. Il est parfois des décisions à prendre. Une page à tourner. Un but à rechercher. Mais il faut laisser le temps au temps.
Je souhaite que tu te retrouves, que tu puisses Aimer et qu'une main sûre, enfin, te hisse au-dehors, alors qu'il fait jour maintenant et que tu vis, là, seul dans le noir.
La nuit s'est écoulée, l'aube se profile à l'horizon ; tu n'as pas vu la nuit passer et te voilà qui claques à nouveau la porte de maison... "
Toi que l'on n'entend plus. Toi qui ne parles plus que de ton travail, car il n'y a que ça pour t'aider à survivre. Tu n'as rien d'autre à raconter. Tu vas où il faut aller. Tu t'exécutes. Tu es efficace. On t'apprécie pour tout ce que tu fais. Tu es même généreux. Très généreux. Tu es déprimé, fatigué, malade, mais tu ne veux t'écouter. Tes collègues le savent, mais ils te font confiance. Tu es un "gars solide", c'est ce que tu te dis.
Chaque jour défilant, tu vois des choses très dures, violentes, parfois insoutenables. Tous les jours, tu côtoies la Faucheuse, mais tu la rejettes. Tu lui craches dessus . Et c'est cela qui te tient . Tu te dis que la Vie prime et que tu n'as pas le droit de te laisser aller. Et chaque journée passe ainsi, revient le lendemain, le surlendemain sera semblable, ou presque.
Comme d'habitude, tu n'auras pas eu le temps de souffler, car tu as décrété que tu n'avais pas le droit de t'arrêter. Le soir, tu rentres exténué et il t'arrive de pleurer. Mais personne ne te voit et jamais tu ne l'avoueras. Tes animaux te procurent un peu de douceur, car ils t'aiment et tu les aimes. Ces yeux qui te comprennent d'un simple regard complice, ces ronronnements chauds et rassurants, ces coups de langues et ces corps qui frétillent, ces petits corps élastiques, que tu caresses et que tu serres près de ton c½ur, comme tu le faisais lorsque tu étais petit avec ton nounours, tu en as besoin, ils te réconfortent, te consolent, ils font partie de toi.
Tu as un c½ur prêt à Aimer, mais il est meurti. Car il n'y a plus personne. La maison est vide. Elle n'est plus là. Tu souffres et ton c½ur saigne à flot. La plaie est béante et personne ne la panse.Tu ne sais pas toi-même comment faire pour cesser de te vider ainsi. Tu sens le vide t'envahir, envahir ton esprit, envahir ta maison.
Alors, pour combler ce vide, tu écris. Tu écris, tu revis, tel un film, cet amour qui te manque et que tu imagines à nouveau. Cet amour charnel qui se tord au fond de toi sans jamais sortir de ton corps. Cet amour que nul ne peut comprendre car il est ta chair et ton sang. Cet amour que tu cries sans jamais émettre un seul son, de peur de déranger ou de n'être compris. Tes souffrances éclatent au bout de ta plume et il en jaillit les couleurs de la mort et de l'amour, pastels et criardes, douces et violentes, huiles brûlantes et fumantes, fusains noirs, sanguines sulfureuses...
Mais crois-moi, mon Ami, dis-toi bien que les êtres les plus profonds sur cette terre, s'ils ne sont pas à tes côtés, sont forts par la pensée et que, tels tes animaux, s'ils ne savent te parler, faute de ne pouvoir le faire, s'ils ne savent écrire, faute d'arriver à exprimer des mots justes, ce sont ceux-là même qui te comprennent dans ta douleur et pleurent avec toi. Remets-toi, mon Ami. C'est toi seul qui a traversé ces sombres catastrophes qui ont jalonné ta vie. Il est parfois des décisions à prendre. Une page à tourner. Un but à rechercher. Mais il faut laisser le temps au temps.
Je souhaite que tu te retrouves, que tu puisses Aimer et qu'une main sûre, enfin, te hisse au-dehors, alors qu'il fait jour maintenant et que tu vis, là, seul dans le noir.
La nuit s'est écoulée, l'aube se profile à l'horizon ; tu n'as pas vu la nuit passer et te voilà qui claques à nouveau la porte de maison... "
Valérioute